Il y a des familles qui prient avant de manger et d’autres pas. Pour ma part, c’est aux camps de KT ou chez des amis que je priais ou chantais avant de manger. Le bénédicité n’est pas l’apanage que des chrétiens, les juifs prient aussi avant et après le repas.

Cet été, une amie m’a dit la prière que son grand-père, pasteur, faisait avant le repas. C’était une prière simple où il remerciait Dieu pour la nourriture, ainsi que le travail des Hommes et de son épouse. Cette prière m’a rappelé l’essentiel: prier avant un repas ce n’est pas demander à Dieu de sanctifier notre hamburger ou notre salade verte. Prier avant le repas c’est être reconnaissant d’avoir quelque chose dans notre assiette. C’est être également reconnaissant aux paysans, aux bouchers ou aux boulangers de nous donner le fruit de leur travail, sans oublier celui ou celle qui a cuisiné. Comme une amie l’a écrit sur Facebook : « un repas devrait toujours être accompagné d’une pensée pour ceux qui ont labouré la terre ». Le bénédicité c’est aussi cela : quel que soit notre foi ou notre sensibilité spirituel, c’est prendre le temps avant de manger d’être reconnaissant pour ce que nous avons dans notre assiette et d’avoir une pensée pour ceux qui ont labouré la terre, pour ceux qui ont transformé les matières premières et aussi pour ceux qui ont cuisiné. C’est simplement dire merci à toutes ces personnes qui nous offrent avec amour le fruit de leur travail. Merci à vous ! 

Emmanuelle Jacquat, pasteure

Article publié dans l’Omnibus du 15 novembre 2019