Depuis quelques semaines, des costumes de sorcières ou de monstres sont dans les rayons des magasins. Et, mercredi dernier, peut-être que des enfants costumés sont venus sonner à votre porte pour demander des bonbons. Halloween, cette fête américaine inspirée du folklore irlandais a débarquée depuis plusieurs années en Suisse.

Même si cette fête a bien une origine celtique, elle est également liée au christianisme. Le mot Halloween est un raccourci de l’expression anglaise « all hallows eve », qui signifie « la veille de tous les saints », c’est-à-dire en français, la veille de la Toussaint. Avec l’arrivée du christianisme en Irlande, l’Eglise a décidé de fêter la Toussaint, le premier novembre, afin de tenir compte de cette fête païenne. Ce christianisme ouvert qui a su s’adapter aux coutumes locales existe encore aujourd’hui. Il ne s’agit pas de nier les heures sombres de l’histoire, mais cela montre que souvent le christianisme reconnaît qu’il ne détient pas la vérité. Au contraire, il a besoin des autres cultures, des autres traditions et des gens de tous bords pour transmettre au mieux ce qui fait le cœur de son espérance: le message central de Jésus de Nazareth, cet homme qui a réhabilité une prostituée dans la société antique. Son message rappelle que nous avons notre place dans la société, tels que nous sommes, avec nos qualités et nos défauts. Et c’est au prix de l’ouverture, de l’accueil et de la liberté de chacun que ce message d’espérance pourra se transmettre.

 

Emmanuelle Jacquat, pasteure

 

Article publié dans l’Omnibus du 2 novembre 2018